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Deuxième partage autour de l’exhortation apostolique « La joie et l’allégresse »

Un deuxième temps de réflexion a été vécu le dimanche 20 janvier, avant la messe de 11 heures.

 

Il concernait le deuxième chapitre intitulé « Deux ennemis subtils de la sainteté ».

 

Le pape François veut attirer notre attention sur deux falsifications de la sainteté qui pourraient nous faire dévier du chemin : le gnosticisme et le pélagianisme. Il dit que ces deux hérésies, apparues au cours des premiers siècles, sont encore d’une préoccupante actualité. Dans les deux cas, dit-il, Jésus-Christ, ni les autres, n’intéressent vraiment.

1 – Qu’est ce que le gnosticisme ?

Il s’agit d’une hérésie qui réduit le christianisme a un savoir, une connaissance.

Elle affirme que le salut ne vient pas par la croix et par le Christ, mais par la connaissance.

Les gnostiques prétendent avoir une connaissance supérieure, d’une source autre que la Bible ; chaque groupe élabore sa propre « gnose » (connaissance).

Le gnosticisme est incompatible avec la foi chrétienne sur 3 points (Le Salut, Les Ecritures, Jésus).

Quelques-unes des expressions entendues pendant les échanges :

  • La foi est une histoire de rencontre, plus que de connaissance.
  • Accorder tout au don de Dieu, et non pas à l’intelligence.
  • Les plus pauvres peuvent aussi nous évangéliser : exemples du St Curé d’Ars (très mauvais élève au séminaire) et de Ste Bernadette.
  • Ce ne sont pas les dogmes qui font que l’on est croyant.
  • Il reste toujours une part de mystère, il ne faut pas s’enfermer dans le savoir.
  • Danger de prétendre savoir et de perdre la fraicheur de l’Evangile.

2- Qu’est ce que le pélagianisme ?

Cette hérésie a été créée en réaction au gnosticisme, par Pélage moine breton, qui avait été scandalisé par la vie débauchée des romains.

Les pélagiens vont jusqu’à dire : « c’est par moi, et moi seul, que j’obtiens le salut, mes actions suffisent pour me sauver ». Pas besoin de la grâce, pas besoin de Dieu, ni de l’Evangile, ni de la croix du Christ.

Ils font confiance uniquement à leurs propres forces et se sentent supérieurs aux autres car ils observent des normes déterminées, fidèles à un style propre au passé.

Quelques-unes des expressions entendues pendant les échanges :

  • Il faut s’abandonner à Dieu, se laisser toucher par la grâce.
  • Tout ne dépend pas des efforts humains. C’est aussi avec la grâce de Dieu que l’on arrive à faire des bonnes actions.
  • Tout nous vient de Dieu, mais on a quand même des choses à faire : c’est parfois un combat.
  • Dieu nous aime d’abord, lui en premier. Nous devons nous laisser pétrir par son Amour.
  • Il y a un risque pour la vie de l’Eglise : se transformer en pièce de musée.

Pour terminer, nous avons dit :

  • Nous avons un passé qui a pu nous déformer.
  • Que nous sommes tous un peu gnostiques ou pélagiens, à certains moments.
  • La prière peut nous aider à avancer. Elle nous permet d’accueillir le don de Dieu.

Comme l’écrit le pape au n° 61 de son livre :

« Dans l’épaisse forêt de préceptes et de prescriptions, Jésus ouvre une brèche qui permet de distinguer deux visages : celui du Père et celui du frère. Car en chaque frère, spécialement le plus petit, fragile, sans défense et en celui qui est dans le besoin, se trouve présente l’image même de Dieu ».

au n° 62, il écrit :

« J’exhorte chacun à se demander et à discerner devant Dieu de quelle manière ces déviations, gnosticisme et pélagianisme, peuvent être en train de se manifester dans sa vie ».

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