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BILLET 4ème dimanche de Pâques A 3 mai 2020 « le bon berger » Jn 10, 1-10

« JE SUIS LA PORTE DES BREBIS »

La porte de notre maison, c’est un lieu bien symbolique… Encore quelques jours avant de pouvoir la franchir sans « attestation dérogatoire » … Une porte, c’est à la fois une ouverture et une clôture… tantôt l’une, tantôt l’autre ; à la fois lieu s’ouverture et de sortie, et à la fois lieu de protection de d’intimité…

Et voilà que Jésus, s’appuyant sur la réalité de la vie pastorale, celle du pasteur, du berger et des brebis, Jésus s’adresse aux pharisiens qui ne comprennent pas ce qui leur est reproché ! il ne suffit pas de se définir comme docteur de la Loi, ou fidèle praticien des rites pour donner le passage vers le pâturage ou l’enclos, matin et soir. On peut être gardien à double sens : pour en profiter et se servir ou pour servir et donner la vie…

Finalement, Jésus cumule les 2 images : il est à la fois le berger, le bon berger et à la fois la Porte, le passage… Il est le berger : les brebis connaissent le son de sa voix et se sentent en sécurité avec lui. Il est la Porte qui permet d’aller et de venir entre nourriture, le jour, et sécurité, la nuit. Et Jésus de conclure : « je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance ».

Est-ce que nos portes de maisons sont des ouvertures au service de la vie ? est-ce que les portes de nos églises que, de ce temps, nous ne pouvons franchir qu’individuellement nous sont des passages entre vie donnée et vie reçue ? est-ce que ce manque durable de franchir ces portes ensemble vont approfondir notre compréhension du Sacrement ?

Notre aspiration à retrouver une vie communautaire ne relève pas seulement d’un besoin affectif de fraternité concrète. C’est très honorable, mais insuffisant. L’assemblée est Corps du Christ et le corps du Christ est assemblée… notre assemblée est réalisation sacramentelle de la présence du Christ. Les frères rassemblés dans la foi me sont donnés pour être l’instrument de la présence de Dieu. Même si je peux, et je le dois, prier Dieu personnellement, entretenir mon union intime à Lui, Dieu se donne à moi aussi par le sacrement de l’assemblée et les sacrements de la vie chrétienne. Nous sommes de chair et de sang, nous avons besoin de cette perception communautaire pour recevoir la présence du Christ ?

Enfin, on dit que notre messe est un « mémorial », pas une quelconque commémoration même symbolique, mais réellement une porte du ciel, une porte qui nous fait rejoindre et participer réellement à la mort et à la résurrection du Christ, Lui qui offre sa vie pour nous, tel le bon berger. Quand nous aurons la joie, bientôt, de célébrer ensemble la Vie donnée et reçue, retrouvons pleine conscience de cette richesse sacramentelle.

En attendant Pentecôte, le 31 mai, nous sommes comme les apôtres : au Cénacle, la porte s’ouvrira… Et c’est le vent de L’esprit qui fera toute choses nouvelles.

Citation :

« Nous avons pu être attirés par la religion, le sérieux de ses cérémonies, la qualité de sa morale, l’amitié de chrétiens solides, mais tant que nous n’avons pas buté sur la personne de Jésus, nous sommes à côté de l’essentiel. Nous n’avons pas trouvé la porte ! »  Père Denis Sonet, décédé en 2015.